Grâce à leur initiative, les deux anciens chefs d’Etat béninois ont ouvert la voie à la discussion entre les autorités nigériennes et celles du Bénin. Pour Théodore Holo, la chance à la médiation a été possible parce que les deux anciens présidents n’ont pas exigé le retour à l’ordre constitutionnelle.
L’ancien président de la Cour constitutionnelle du Bénin, Théodore Holo, a salué l’initiative prise par les deux anciens chef d’Etat Nicéphore Soglo et Boni Yayi en se rendant en fin Juin dernier à Niamey pour rencontrer les autorités du Niger en vue du dégel de la crise entre ce pays et le Bénin.
Un rayon d’espoir a émergé avec la visite à Niamey des anciens présidents béninois Nicéphore Soglo et Boni Yayi, accueillis par le général Tiani, le chef du régime militaire nigérien.
Pour l’ancien président de la cour constitutionnelle, que le général Tiani ait accepté de recevoir d’anciens présidents de la République du Bénin est déjà de bon augure.
Selon son analyse, le fait que les deux anciens chefs d’État béninois n’aient pas demandé le retour de Bazoum au pouvoir offre une opportunité de rentrer en négociation et de trouver les compromis nécessaires pour apaiser les tensions entre Cotonou et Niamey..
Soulignons qu’à la suite des échanges entre le général Tiani et les deux anciens chefs d’État, le nouvel homme fort du Niger s’est montré favorable à la constitution d’un comité tripartite pour poursuivre les discussions en vue de la résolution de la crise.