Suite aux décisions récentes de la Norvège, de l’Irlande et de l’Espagne, le Parlement danois débattra la semaine prochaine d’une proposition de reconnaissance de l’État palestinien. Bien que le gouvernement danois ait exprimé son opposition, l’issue du vote reste incertaine.
La proposition, présentée par l’Alliance Rouge-Vert, les sociaux-libéraux, l’Alternative et le Parti populaire socialiste, appelle le Danemark à reconnaître officiellement la Palestine en tant qu’État. Trine Pertou Mach, porte-parole pour les affaires étrangères de l’Alliance Rouge-Vert, a exhorté le gouvernement à suivre l’exemple de la Norvège et d’autres pays européens. Cependant, le ministre des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, a clairement indiqué que le gouvernement ne soutiendrait pas la résolution, arguant que la Palestine ne remplit pas actuellement les critères d’un État souverain.
« Pour être un État, vous devez avoir un territoire que vous contrôlez et des autorités qui peuvent le contrôler », a déclaré Rasmussen. Il a également mentionné le manque de consensus entre le Hamas à Gaza et le gouvernement israélien comme obstacles majeurs à une solution à deux États.
Malgré l’opposition du gouvernement, les partisans de la proposition insistent sur l’importance de reconnaître la Palestine pour équilibrer les négociations futures. « La seule voie vers une paix durable passe par la voie politique », a affirmé Trine Pertou Mach. Elle soutient que la reconnaissance de la Palestine permettrait aux deux parties d’aborder les négociations sur un pied d’égalité.
Le contexte international ajoute une dimension urgente à ce vote. La Norvège, l’Irlande et l’Espagne ont annoncé leur reconnaissance de la Palestine alors qu’Israël continue son offensive sur la bande de Gaza, en dépit d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU appelant à un cessez-le-feu. Depuis le début des hostilités en octobre 2023, plus de 35 700 Palestiniens ont été tués et près de 80 000 blessés, exacerbant la crise humanitaire à Gaza.