L’Arabie saoudite espère pouvoir élaborer un accord Opep+ qui comprendra la Russie malgré la pression des sanctions, a déclaré ce dimanche au Financial Times le ministre de l’énergie du pays, le prince Abdulaziz ben Salmane.
Selon le média, Riyad espère » élaborer un accord Opep+ […] qui inclura la Russie ». Le ministre a souligné dans ce contexte que le monde devait apprécier l’importance d’une telle alliance de producteurs.
Il a ajouté qu’il était encore trop tôt dans les conditions actuelles d’évoquer les ébauches du nouvel accord, compte tenu du flou planant sur les marchés, mais a fait remarquer que l’Opep+ serait en mesure d’augmenter la production, « en cas de demande ». « Au cours des trois dernières années, le monde a perdu environ 4 millions de barils de capacités de raffinage, dont 2,7 millions avec le début du Covid-19 », a-t-il rappelé. Commentant la flambée des prix du carburant, il a ajouté que le facteur déterminant sur le marché était la capacité des raffineries et les délais dans lesquels elles seraient relancées.
Le prince Abdulaziz ben Salmane a souligné que la politique ne devait pas toucher l’Opep+ et que l’alliance serait indispensable à l’avenir pour apporter des « ajustements ordonnés » dans un contexte d’incertitude concernant les défis mondiaux, tels que les restrictions liées au coronavirus et les problèmes dans les chaînes d’approvisionnement.
L’accord Opep+ a été signé fin 2016 pour devenir opérationnel en 2017. À partir de mai 2020, il fonctionne sous une forme rénovée et restera en vigueur jusqu’à la fin de 2022. Les ministres des pays membres définissent lors de rencontres régulières les quantités de brut à mettre sur le marché. Les plus grands membres de l’Opep+ sont la Russie et l’Arabie saoudite qui représentent à elles deux la moitié de la production de l’alliance.