Les deux grands blocs politiques soutenant le chef de l’Etat ont fermé le chapitre du premier mandat de leur leader charismatique. Ils entrevoient déjà les enjeux futurs, notamment les élections législatives de 2023 pour lesquelles ils n’entendent pas faire de concession aux partis satellites de la mouvance qui n’ont pas une assise nationale et qui s’entêtent à ne pas aller dans une fusion.
Reçu le dimanche 2 Mai dans l’émission « L’ENTRETIEN« diffusée sur la chaîne de télévision E-télé, le président de la commission des lois de l’assemblée nationale et membre fondateur de l’Union Progressiste a été on ne peut plus clair sur la question.
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Selon lui, même si plusieurs partis sont derrières le chef de l’Etat et soutiennent son action, les deux grands blocs de la mouvance ont une ligne opérationnelle différente.
« C’est la collaboration avec le président de la République que nous avons en partage… », prévient -il. Le combat politique sur le terrain sera donc rude et sans concession.
Il lance donc un appel aux partis politiques satellites qui n’ont pas une assise nationale et qui ne sont pas sûrs de réunir les 10 % aux élections législatives prochaines de se fusionner à d’autres partis.
« Un parti qui n’est pas sûr d’avoir les 10%, qu’il ne s’entête pas. Qu’il fédère son potentiel avec d’autres pour espérer être en règle avec cette disposition du Code électoral« ; a martelé le député UP.
Il prévient donc les partis concernés à ne pas venir crier demain à l’exclusion si au bout du challenge de 2023, ils ne tirent pas leur épingle du jeu.
Le PRD, l’UDBN et Moele-Bénin avertis…
Sans citer nommément aucun parti politique, le président de la commission des lois de l’assemblée nationale fait certainement allusion au parti du renouveau démocratique de Me Adrien Houngbédji, au parti UDBN de l’honorable Claudine Prudencio et au parti de l’actuel directeur général des infrastructures, Jacques Ayadji.
Ces trois partis politiques qui soutiennent l’action du chef de l’Etat étaient dans la course pour les élections législatives de 2019 mais ont eu des fortunes diverses.
Le parti ARC-EN-CIEL qui considérait Porto Novo comme une cité imprenable s’est vu éjecté. Le PRD en son temps avait accusé les deux grands blocs politiques du chef de l’Etat d’avoir manÅ“uvrer pour les empêcher d’avoir des sièges.
Avec la détermination du parti Union Progressiste et Bloc Républicain à contrôler désormais le jeu politique dans le pays, nous risquons d’assister encore en 2023 à un bis repetita si le PRD, l’UDBN et Moele-Bénin ne sortent pas de leur léthargie et se mettent très tôt à la conquête de l’électorat. Un défi qui du reste, n’est pas au dessus de leur potentiel.
Rappelons que le nouveau code électoral fait obligation aux partis politiques de réunir 10% des suffrages exprimés sur le plan national lors des législatives avant de prétendre à un siège de député au parlement.